Gaston, bébé de 6 mois lutte contre le sommeil.


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« Lorsque j’étais lycéenne, un célèbre tube funk enflammait les dancefloors. Son titre : Last Night a DJ Saved My Life.

Les années ont passé et pas un seul DJ n’a sauvé ma vie. Mais Aude, si !


Gaston avait quatre mois lorsque j’ai recommencé à travailler.
Tandis que son frère et sa sœur (2 ans et 9 ans) avaient fait leurs nuits à 3 mois, lui m’avait mise carpette en moins de temps qu’il n’en faut pour stériliser un biberon.

Impossible de le caler sur un rythme précis, impossible de l’endormir dans son lit sans qu’il entonne la Traviata version nourrisson (autrement dit : un concert de cris stridents), impossible de lui faire intégrer le sacrosaint
« rituel du coucher » : bref, c’était comme si, avec ce bébé là, j’avais perdu le mode d’emploi.

Bilan des courses :

- entre deux et trois réveils par nuit,
- de rendormissements dans les bras (il ne me restait plus que ça : enfreindre la règle n°1),
- des siestes version « n’importe quoi/ n’importe où »,
- des biberons surdosés mais inefficaces,
- une maison qui vit en mode sourdine,
- trois vertèbres en vrac,
- des magazines qui s’empilent à droite du lit et qu’on ne lira jamais,
- deux aînés qui s’agrippent à moi,
- des journées qui débutent à 05h du matin en se disant « vivement ce soir que je me couche…même 1 heure ! »,
- une quête éperdue de solutions miracles (ostéo, homéo, feng-shui, et même magnétiseur de campagne – j’avoue !),
- une furieuse envie de tout planter là et des valises à la place des yeux. J’en oublie sans doute, mais toujours est-il que le tunnel était long. Très long.

Usée par le manque de sommeil et le moral à peu près au niveau des tongs, j’appréhendais mon retour au poste à responsabilité que j’occupe. Comment tenir le coup sans dégoupiller ?
Le burn out maternel me guettait dangereusement.


Une collègue croisée dans l’ascenseur me donne alors la clé. Après les congratulations d’usage sur ma félicité nouvelle - mon court résumé de la situation et ma mine défaite avaient très vite coupé court à ses commentaires extatiques -, Sophie me jure ses grands dieux qu’elle détient LA solution.

MA solution. Vingt secondes plus tard, je prends rendez-vous avec Aude, destination… »maison » ! « Pour me sortir de cet enfer, ce sera elle…ou rien », me dis-je.

Jour J. Gaston est au parfum : nous allons avoir de la visite. Les dernières 48 heures de sa folle vie de bébé tyrannique sont dûment consignées sur une feuille.
J’évite de relire mes notes : ça me déprime !

Vient alors la rencontre au sommet.

Un G3 entre une femme excessivement attentive, dotée d’antennes invisibles et d’une oreille absolue auprès des mamans comme des bébés ; un Gaston captivé, plus serein que jamais ; et moi, qui déverse le trop plein de rigueur (par ordre d’apparition dans le film d’horreur :
- « j’en peux plus »,
- « je sais plus par où commencer »,
- « je ne profite de rien avec mes enfants »,
- « pourquoi j’y arrive pas ? »,
- « et si jamais il croit que je l’aime pas ? » etc…).

Deux heures de mise à plat et de conseils, dispensés habilement

- (c'est-à-dire : fermement…mais en douceur),
- un réel échange sur les émotions,
- la configuration de la famille,
- le « qui fait quoi ? » (réponse : « je fais tout », fastoche !),
- et un tête-à-tête rassurant pour Gaston avec cette magicienne.

Suite et fin : en moins d’une semaine,

Gaston

1) s’endormait seul dans son lit sans (trop) pleurer,
2) dormait de 21h00 à 06h00.

Moi,

1) je revivais,
2) j’étais beaucoup moins à cran,
3) je me mettais des claques pour ne pas l’avoir appelée plus tôt (avec l’excuse d’ignorer son existence, ce qui atténue quand même le degré de culpabilité).

Aujourd’hui, tout ce petit monde est bien dans ses baskets.

- Gaston dort de 21h00 à 07h00 sans broncher.
- La grande sœur peut écouter sa musique même quand Gaston est couché.
- Le (petit) grand frère s’endort dans le calme.
- Le papa a le droit de dégainer le rasoir électrique après le coucher sans crainte de réveiller « n°3 ».

Et moi, j’ai de nouveau des ongles de pieds vernis. Il était temps !

Merci, Aude ++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++

Témoignage d’Anne-Claire, 39 ans, maman de 3 enfants (Paris).

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