Maternité: Une hormone identifiée derrière la dépression postnatale

Un composé chimique, l’ocytocine, libéré pendant l’allaitement (et l’activité sexuelle) pourrait détenir la clé prévention

de la dépression post-natale, qui affecte jusqu’à…19% des nouvelles mères.

Cette petite étude qui montre que les femmes enceintes avec un faible niveau d’ocytocine sont plus susceptibles de développer une dépression après la naissance a été publiée dans l’édition du 11 mai de la revue scientifique Neuropsychopharmacology.

L’étude a été menée par des chercheurs de l’Université de Bâle et de l’Université de Trèves, sur 98 femmes dont les taux sanguins en ocytocine ont été mesurés en fin de grossesse et mis en regard des symptômes dépressifs après la naissance.

Les auteurs rappellent que les niveaux de ce composé fluctuent à la fois pendant et après la grossesse, et le fait que les niveaux d’ocytocine n’aient été mesurés qu’une seule fois limite les résultats de l’étude. On sait également que la dépression postnatale est associée à un certain nombre de facteurs de risque, à la fois psychologiques et physiologiques, don’t les fluctuations des niveaux d’hormones.

Il s’agissait d’une petite étude de cohorte qui visait à déterminer s’il y avait une association entre les taux sanguins d’ocytocine pendant la grossesse et le développement de la dépression postnatale. Un facteur possible est la présence de l’ocytocine, produite par la glande pituitaire et libérée dans le cerveau.

L’ocytocine provoque des contractions utérines pendant le travail et stimule le flux de lait pour l’allaitement maternel. Les chercheurs expliquent que des études animales ont déjà suggéré que l’ocytocine a également un rôle important dans le renforcement du lien entre la mère et l’enfant. Ils émettent l’hypothèse que de bas niveaux d’ocytocine pendant la grossesse pourraient entraîner des difficultés d’adaptation à la maternité.

Les chercheurs constatent que les niveaux d’ocytocine à la mi-grossesse prédisent de façon significative des symptômes de dépression postnatale deux semaines après la naissance. Cette association persiste après ajustement pour les symptômes dépressifs pendant la grossesse. Ils suggèrent que d’autres études devraient examiner si la modification des niveaux d’ocytocine à la mi-grossesse pourrait contribuer à prévenir la dépression postnatale.

Source : http://www.santelog.com/modules/connaissances/actualite-sante-

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