Danger pour les enfants sur le chemin de l'école

danger-enfantLa Prévention routière et Assureurs Prévention lancent mardi une campagne de sensibilisation.
L’an dernier, 5.567 jeunes de moins de 14 ans ont eu un accident.

Quatre enfants sur dix doivent traverser un passage piéton non protégé par des feux tricolores pour aller à l’école et un tiers un carrefour important : tels sont les résultats d’une enquête réalisée par les associations Prévention Routière et Assureurs Prévention. Révélée aujourd’hui, cette étude s’accompagne d’une campagne nationale de sensibilisation dans les établissements scolaires qui démarre le même jour. Les parents ne sont plus désormais les cibles uniques de spots consacrés à la sécurité routière. Nos têtes blondes le deviennent aussi : des films courts pour les 6 à 10 ans vont être aussi diffusés sur la chaîne de télévision Gulli jusqu’au 9 octobre.

Cette initiative vise à réduire les accidents dont sont victimes les enfants. Au cours de l’année 2010, 5.567 jeunes de moins de 14 ans ont été accidentés. Parmi eux, 111 ont été tués et 1760 hospitalisés. « C’est en tant que piétons (45 % des victimes) et passagers de voitures (39 %) que les enfants de moins de 14 ans sont le plus fréquemment accidentés », note l’étude.

Le « mineur-piéton » est surprotégé

Cette campagne de sensibilisation doit permettre aux jeunes élèves d’adopter les bons comportements et de se déplacer en sécurité. Ce qui n’est pas le cas aujourd’hui. L’enquête révèle que 56 % des enfants ont été sensibilisés à la prévention routière en classe. « Insuffisant ! », selon Bernard Pottier, président de l’association Prévention Routière. « Notre objectif, c’est que chaque enfant reçoive une heure par mois d’éducation routière, de la maternelle au lycée ».

Pour pallier ces manquements, « le mineur-piéton » est du coup surprotégé. Selon l’enquête, 80 % des enfants sont systématiquement accompagnés par un adulte pour aller à l’école et deux tiers des parents avouent ne pas être prêts à les laisser s’y rendre seuls avant la fin du primaire, voire l’entrée au collège. Les raisons invoquées sont multiples : la difficulté du parcours à 44 %, la peur de l’accident ou de l’agression à 26 % et 20 %.

En conséquence, si la courbe du risque « piétons » se stabilise de l’âge de 7 ans jusqu’à la fin de l’école élémentaire, elle grimpe brutalement à 11 ans au moment de l’entrée au collège. A cet âge, l’accompagnement par un adulte n’a plus lieu : les jeunes sont alors livrés à eux mêmes sans avoir acquis les bons réflexes et les chiffres de l’accidentalité s’aggravent. « En définitive, la surprotection des enfants a simplement pour effet de repousser les prises de risque », notent les responsables des associations.

Panneaux signalant la présence des élèves

L’enquête permet par ailleurs de mieux connaître le trajet vers l’école qui pour 84 % des 5 à 10 ans est bref. Ces derniers mettent 10 minutes maximum pour rejoindre leur établissement et 63 % d’entre eux s’y rendent à pied.

Enfin, cette étude révèle aussi que les abords des établissements scolaires sont quand même mieux sécurisés. La vitesse est notamment réduite à 30km/h à proximité d’une école sur deux.
Des efforts de signalisation et d’aménagement ont également été réalisés par les collectivités : 74 % des écoles sont indiquées par des panneaux signalant la présence des élèves aux conducteurs, 62 % ont des places de stationnement pour les parents, 58 % sont équipées de barrière pour éviter que le jeune aille sur la route et 46 % bénéficient d’installations pour réduire la vitesse (dos d’âne, chicanes, etc.). Interrogés sur le niveau global de sécurité aux abords des établissements scolaires, plus des deux tiers des parents se déclarent au moins « assez satisfaits », 20 % d’entre eux étant même « très satisfaits ». Reste donc à mieux enseigner la sécurité à nos enfants.

 

Source : http://www.lefigaro.fr/actualite-france/2011/09/13/01016-20110913ARTFIG00412-danger-pour-les-enfants-sur-le-chemin-de-l-ecole.php

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