Allergies alimentaires chez l’enfant, cause démontrée d’anxiété et de solitude

Les allergies alimentaires chez les enfants provoquent l'anxiété et la solitude et ont un impact considérable sur leur qualité de vie.

Un enfant allergique sur cinq ne participe pas aux fêtes entre amis, et un enfant allergique sur 4 apporte toujours des aliments «sûrs». Des conclusions présentés au cours du 30ème Congrès annuel de l’European Academy of Allergy and Clinical Immunology (EAACI) à Venise, qui illustrent le « mal de vivre » des enfants allergiques.

Les allergies alimentaires -et leur risque de dégénérer en maladie mortelle- sont particulièrement lourdes à porter pour les enfants qui devraient tous avoir droit à un mode de vie actif et sociable. Leurs activités peuvent être sévèrement limitées et frustrées par l'obligation d’évitement des aliments potentiellement dangereux.

Cette étude, dirigée par le professeur Maria Antonella Muraro, présidente de l'assemblée EAACI, a été menée, sur 107 jeunes patients, par le Centre pour l'étude et le traitement des allergies et des intolérances alimentaires basé à l'hôpital de l'Université de Padoue (Italie).

Un mode de vie très, « trop » rigoureux :

  • 23 % des enfants allergiques souhaiteraient pouvoir essayer des nouveaux aliments pour varier leur alimentation, que la majorité perçoivent comme trop fade et peu tentante.
  • 10% des enfants allergiques ont également arrêté toute activité physique par crainte de choc anaphylactique : 5 à 15% des cas de choc anaphylactique peuvent être déclenchés par l'activité physique suite à la consommation de petites quantités d'aliments allergisants qui, autrement, seraient inoffensifs.
  • 17% d’entre eux, quel que soit leur âge, ne participent jamais à une fête ou un pique-nique entre amis,
  • 24% se disent contraints d'apporter leurs propres aliments.

 

"Les allergies sont souvent dédramatisées et présentées comme un problème mineur, mais la vie d'un enfant allergique « peut être un enfer »". Les enfants allergiques ont peur d'être malades et ont un niveau d'anxiété encore plus élevé au sujet des aliments que les enfants diabétiques. Vivre dans un état constant d'alarme est ressenti au niveau du développement et le bien-être de ces enfants allergiques», explique le Pr. Murano.

 

La nécessité d’avoir un dispositif de secours à portée de main, tel qu’un auto-injecteur d'adrénaline réduit la qualité de vie des patients allergiques, en particulier des plus jeunes. La rapidité de l’augmentation des symptômes, allant de l'urticaire à une détresse respiratoire, au collapsus cardiovasculaire et aux troubles gastro-intestinaux, comme les vomissements et la diarrhée participe à l'irritabilité ou à des tremblements que l'adrénaline peut calmer, une fois absorbée par le corps, mais généralement après quelques heures.

L’EAACI a donc émis des recommandations pour prévenir la propagation des allergies chez les enfants, en encourageant les mères et les membres de la famille qui vivent avec l'enfant, en particulier, d'arrêter de fumer. La consommation des fruits et légumes, ainsi que la consommation des antioxydants et de vitamine D peuvent également fournir un appui supplémentaire dans la prévention des maladies allergiques.

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