Le divorce et les fêtes de fin années

Noël approche et avec lui, l’éternelle question du réveillon… qui devient nettement plus problématique quand on est une maman divorcée et que ses petits bouts passent la soirée du 24 dans la famille de leur papa.

Le pédopsychiatre Marcel Rufo nous donne des pistes pour adoucir le crève-cœur du Noël séparés.

Paru le 10.12.2010, par Gaëlle Rolin

 

Le Figaro.fr/madame. – Quand on est parents divorcés, comment s’organiser au mieux pour les fêtes de Noël ?

Marcel Rufo. - Même si cela pourrait être tentant, surtout quand la séparation est récente et les enfants petits, mieux vaut éviter de faire une trêve de Noël et de faire comme si la famille était encore unie. Quand les parents se séparent, un enfant croit de toute façon qu’ils se remettront ensemble. Pas la peine, en plus, de lui donner de faux espoirs. Je crois qu’il faut s’organiser et se répartir les jours de fêtes.

Il y a quatre grands jours : le 24, le 25, le 31 et le 1er. Eh bien, si les petits sont dans la famille de leur père le 24, ils seront dans celle de leur mère le 25. Et vice-versa selon les années. Il faut essayer aussi de se répartir les symboles. Cela peut être la messe de minuit avec la grand-mère maternelle et la grande tablée avec la famille du papa.

Et nous, doit-on leur dire que l’on est triste de ne pas passer Noël avec eux ?

Non, surtout pas ! Il faut faire attention à ne pas les faire culpabiliser d’abandonner leur mère ou leur père. Mieux vaut leur dire que vous passez Noël avec vos amis. Et en disant cela, vous ne mentez pas forcément : vos amis, ce peut être vos livres comme votre bande de copines. Il faut protéger les enfants.

Faut-il quand même s’atteler aux préparatifs de Noël avec eux ?

Oui, on peut tout à fait préparer un sapin et décorer la maison. Il faut leur enseigner que la période de Noël, c’est l’occasion de créer du lien social, affectif, familial et relationnel. Et que même si le lien familial n’est plus et que l’on ne passe pas le réveillon ensemble, ils le fêteront en honorant la non-présence du parent qui n’est pas là.

L’Abécédaire de Marcel Rufo (éd. Anne Carrière), 29,90 €.

Source : http://madame.lefigaro.fr/enfants/enquetes/1071-mes-enfants-reveillonnent-chez-leur-pere

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