Nounou, comment bien la choisir ?

La naissance de Zoé approche. L’urgence, pour Clarisse, la future maman, est de trouver un mode de garde approprié.

Pas question de compter sur les grand-mères, sauf pour un week-end de temps en temps.

Alors ? Crèche collective ou nounou ?

Les avantages objectifs sont de peu de poids face aux a priori, aux préférences personnelles. Même si on connaît par coeur les vertus de la crèche, la compétence des puéricultrices, l’attention portée à l’hygiène et à la sécurité, on peut souhaiter pour son jeune enfant une atmosphère plus familiale, des horaires plus souples, et recourir à une nounou, dénommée aujourd’hui assistante maternelle.

Il faudra alors s’accoutumer à l’idée de laisser son enfant à la garde d’une étrangère , en déléguer le soin et passer par une période d’adaptation pour admettre qu’après la séparation vienne le temps joyeux des retrouvailles.

Essentiel :
La personnalité de l’assistante maternelle «Je ne veux pas qu’à 6 mois ma fille soit perdue au milieu de vingt gamins, ni qu’on me la «renvoie » les jours où elle aura 38° de fièvre », s’insurge Clarisse.

Pour de nombreuses mamans, une nounou, c’est d’abord la perspective d’une relation plus personnalisée et plus maternante. II n’empêche que c’est une professionnelle (assurez-vous qu’elle est bien agréée), employée et rémunérée par vous dans le cadre d’un contrat.

Cela signifie que vous êtes en droit (sinon en devoir) de vous assurer de la qualité de son accueil.

La nounou parfaite n’existe peut-être pas, mais, pour être« suffisamment bonne », elle doit d’abord offrir un logement propre et adapté.

La personnalité de l’assistante maternelle déterminera votre choix. Fiez-vous aussi à votre intuition.
Qu’elle soit « d’ailleurs » et parle mal le français importe peu.
Ce qui compte, c’est son attitude chaleureuse, patiente et gaie. Vous devez imaginer voire enfant dans ses bras et le sentir protégé. Faites connaissance avec son environnement : le mari, les enfants et surtout les autres petits et leurs parents.

Une fois le choix opéré, liez-vous par contrat en ayant soin de bien déterminer les horaires, les droits aux congés que vous devrez respecter. Ensuite, il sera bon, dans les premiers temps, de revenir à l’improviste, pour voir ce qui se passe en votre absence.

« C’est un devoir lorsqu’on a la responsabilité d’un enfant qui ne peut pas s’exprimer.
Elle ne prend pas votre place. En choisissant une personne qui vous convient, qui vous
« ressemble un peu», vous allez peut-être concevoir une jalousie bien naturelle à l’égard de cette rivale soupçonnée de vous voler les meilleurs moments et jusqu’à l’affection de votre enfant « Sentiment bien légitime, nous dit jean Epstein, psychosociologue, car toute maman a encore à l’esprit le mythe de la « bonne mère » qui s’occupe à temps plein de son enfant.

C’est avec un pincement au cœur que vous découvrirez, par exemple, que julien a fait ses premiers pas chez sa nounou ou qu’il se met à pleurer au moment où vous venez le récupérer. Difficile de ne pas se dire: « Elle a la chance de voir grandir Julien. » Tandis que sa nounou pense:« Elle a la chance de travailler et de voir du monde parce que je m’occupe de Julien à sa place. »

Pourtant, aucune femme ne prendra jamais votre place de maman et jamais julien ne vous confondra avec sa nounou. II ne s’en trouvera que mieux si vous entretenez de bons et cordiaux rapports avec elle.

Tout est affaire de confiance et de respect.

De confiance, parce qu’il faut savoir accepter l’idée qu’une « autre» puisse prendre soin de l’enfant, le suivre dans ses apprentissages, l’éveiller et…s’y attacher.

De respect, parce que cette assistante maternelle est chez elle, sur son territoire.
Elle a droit au respect de sa vie privée.

Beaucoup de rancoeurs viennent des débordements :

ne dépassez pas systématiquement les horaires, prévenez toujours en cas d’urgence, ne vous croyez pas tout permis et surtout résistez aux confidences.
S’il est tentant et normal de raconter comment l’enfant vit dans sa famille,
de citer ses « bons mots », il n’est pas indispensable d’inonder sa nounou sous le poids de vos différends conjugaux ou de vos récriminations professionnelles.

Elle n’est pas payée pour « tout» entendre et elle a sa propre vie.
En revanche, gardez un quart d’heure à lui consacrer au moment des retrouvailles du soir.

Vous ne reprenez pas un objet mais l’enfant à qui elle a prodigué ses soins toute la journée.

Source : http://www.pediatre-online.fr/acquisitions/choisir-une-nounou/

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